Après une longue journée de route, nous posons le camping car, de nuit, sur les berges du Lac Atitlan.
Le plus beau lac du monde disent les guides…
Au réveil nous ne sommes pas déçus : la vue est grandiose avec en toile de fond trois volcans. A droite ‘San Pedro’ 3020m d’altitude, au
premier plan à gauche ‘Toliman’ 3158m et en second plan ‘Atitlan’ 3537m.

Nous ne les grimperons pas, nous nous réservons pour la suite !
Nous prenons les services de David et passons deux jours à naviguer sur le lac de villages en villages.


Il est fort sympathique et nous permet de visiter le lac à notre rythme. Les enfants l’adorent surtout quand ils sont tour à tour capitaine de la lancha !


Le lac et les reliefs alentour changent de couleur au cours de la journée : c’est magnifique, on ne s’en lasse pas.


Nous sommes ici dans les hautes terres : la vie semble s’être arrêtée…ou peut être n’a-t-elle pas encore commencé à tourner! N’est-ce pas mieux ainsi ?

De nombreux indigènes portent encore des costumes traditionnels colorés. Chaque village a son costume propre.



Etoffes bariolées tissées main, peintures naïves ( mayas tz’utujil) et quelques poteries sont les principales activités artisanales de la région.

On y cultive en terrasse le maïs, divers légumes et le café.
Nous faisons souvent office de géant dans cette population qui dépasse rarement les 1,5m !


Après ce moment de répit,

nous nous dirigeons vers Chichicastenango et son marché traditionnel du jeudi matin: l’un des plus grands et des plus animés du pays !



Ce village ne présente pas grand intérêt architectural, mais l’activité intense de son marché tout en couleur et en odeur vaut le détour.




Nous mangeons dans un des petits restos traditionnels, toujours placé au centre du marché : il suffit de sentir les marmites et de choisir ! On ne gagne pas à tous les coups…

Direction Antigua, petite ville au riche passé colonial. Elle est un peu à part dans le paysage Guatémaltèque.

Ici tout y est propre, rangé,
rien ne dépasse. Les chiens errants disparaissent la nuit et les fils électriques sont invisibles.
Le décor dans lequel elle est posée est parsemé de volcans : 3 au total.



Une usure prématurée des freins nous oblige à un arrêt technique dans un des garages de la ville. Afin de ne pas perdre trop de temps, nous décidons de rectifier les disques et de re-pastiller
les plaquettes en attendant des pièces neuves de France. Nous remettrons tout en ordre au Nicaragua !

36 heures plus tard tout est prêt pour repartir.
On ne peut pas passer par le Guatemala sans parler de ses bus.

Chaque compagnie a sa ou plutôt ses couleurs et chaque chauffeur se croit pour un pilote : les ‘stop’ aux arrêts de bus sont plus rapides que les arrêts aux stands des formule 1. Si on peut
monter en marche c’est encore mieux !

On y transporte tout et n’importe quoi pourvu qu’il reste de la place sur le toit.

Les transports Fedex du coin n’ont qu’a bien se tenir ou prendre des leçons (Françoise, j’espère que tu as choisi ce type de livraison !)
Pour finir la visite du Guatemala nous partons à l’ascension d’un des trois volcans encore actifs du pays qui n’en possède pas moins de
33 ! Le Pacaya.

Faute de pas de chance, nous avons choisi le jour de la course annuelle de son ascension ou plus exactement de son approche. Résultat : nous montons les 10 derniers kilomètres de pistes
parmi les coureurs ! Les premiers mettront un peu moins d’une heure pour gravir les 10.4 Km de montée.
Une fois là-haut c’est plus calme.

On se prépare à notre tour pour notre heure et demie de marche afin d’arriver près de la coulée de lave. Tom qui est un peu malade depuis deux jours a le droit à un cheval !


Le spectacle n’est pas aussi spectaculaire qu’escompté mais la vue du sommet offre un superbe panorama sur les volcans voisins.
Attention aux pieds, c’est un peu chaud !
En fin d’après-midi, quand tous les touristes sont partis, on sort un ballon et on entame une partie de foot avec les enfants du village : les filles contre les garçons !

Un guide nous propose alors de remonter de nuit, c’est plus beau !
Je range les crampons au vestiaire et je repars à la tombée de la nuit pour une deuxième ascension. La vue est toujours aussi belle et les
coulées de lave plus distinctes.


Une fois au pied de la coulée principale, la chute bruyante des blocs encore incandescente est spectaculaire et impressionnant. Un bloc de prêt d’un mètre cube finit sa course à quelques mètres
de nous ! On en a plein les yeux.
Cette nuit là tout le monde a bien dormi…

Il y a quelques années, des scientifiques peu scrupuleux semblent s’être adonnés à des expériences génétiques sur les vaches. On peut observer de nos
jours des animaux bizarres, mi-vache, un quart cocker et un quart dromadaire!

Sur la route du Honduras, au détour d’une petite route de traverse, nous nous arrêtons dans un petit village pour la nuit : ‘San Jose’. Comme à notre habitude, nous nous stationnons sur la
place centrale, au pied de l’église.

Après quelques minutes, il y a un attroupement autour du camping car : pour beaucoup c’est la première fois qu’ils en voient un.
On sort un ballon de basket cette fois ci et c’est parti pour un petit match improvisé avec les jeunes de village. Les enfants se font des
copains.

Le lendemain matin, dès le réveil, on frappe à la porte du camping car! C’est Krystel, une amie de Noa qui nous apporte le café frais et les petits pains pour le petit déjeuner.

La journée sera belle : encore merci à elle. C’est pour des moments comme ceux là que nous faisons ce voyage.
Le Guatemala est un pays riche en couleurs et en paysages magnifiques. Sa population pauvre n’en reste pas moins authentique, très souriante et
conviviale. Les voitures s’y font rares et les gens se baladent souvent de villages en villages à pied ou en transport en commun. La quête du bois pour cuisiner ou se chauffer est une occupation
omniprésente. Nous en garderons que de bons souvenirs.
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