Afin d’attendre les pièces de rechange pour les freins du camping car, la traversée du Nicaragua qui ne devait être qu’une formalité à l’origine s’est transformée en petite balade touristique.
Nous nous arrêtons les premiers jours à Léon, quelques dizaines de kilomètres après la frontière. Cette ville
‘coloniale’ réputée tranquille nous réserve quelques surprises …

Les températures y sont élevées. Le thermomètre qui avoisine les 40° le jour a du mal à redescendre même la nuit !

Nous sommes stationnés, à notre habitude, en pleine ville, sur la place des écrivains. En ce vendredi soir, il n’y a plus grand monde dans les rues : seul un café situé à 100 mètres du
camping car semble encore montré de l’activité. On s’approche, il retransmet sur écran géant un match de baseball (sport national, devant le foot au Nicaragua) : Léon est en train de
gagner !

Quelques heures plus tard, alors que nous venons de nous coucher, une liesse générale s’empare de la rue. Des voitures arrivent de partout, toutes sirènes hurlantes, drapeau aux portières! La
fureur générale durera jusqu'à 3H du matin.
On se serait cru sur les champs Elysées le jour où les Français avait gagné la finale de la coupe du monde (mais ça c’est de l’histoire ancienne)
Léon vient de gagner la finale du championnat national de Baseball : nous ne l’apprendrons que le
lendemain en lisant les gros titres des gazettes locales !

On s’enfuit alors aussitôt vers la mer afin de retrouver un peu de tranquillité : ils promettent de remettre ça ce soir…
Le village de pêcheur de Salinas Grande, situé à 10 kilomètres de piste de la nationale, a été ravagé par un
tsunami en 2005 et a du mal à s’en remettre. Ils n’ont reçu aucune aide depuis mais nous accueillent très gentiment.


Les touristes sont rares. L’endroit est pour nous l’occasion de rencontres avec des gens simples qui passent toutes leurs nuits à pêcher.


La plage de sable noir est également un lieu idéal pour la pratique du morey.

Admirez le style de la mère et de la fille : on ne sait pas qui est le modèle !

Sur la route de Granada, on s’arrête à Massaya : ville renommée pour son artisanat.
Le marché et ses murs d’enceinte en pierre valent le détour mais l’artisanat en tant que tel ne présentent
que fort peu d’intérêt à nos yeux !



La ville de Granada est pour sa part magnifique avec ses maisons colorées, sa place arborée et ses nombreux édifices religieux.


Pour tuer le temps en attendant les pièces, petit tour en calèche et on s’approche des rives du lac voisin.




La lagune voisine d’Apoyo offre de belles perspectives sur Granada et les volcans aux alentours.



Le défit suivant sera de récupérer les pièces du camping car, arrivées la veille au soir, à l’Ambassade de France de Managua (capitale du Nicaragua). Elles sont en fait bloquées en douane (à l’aéroport de la ville) et nécessiteront 2h30 de va et vient entre les bureaux officiels et Fedex pour les récupérer mais on finit par y arriver : parti par le bus de 7H du matin je suis de retour vers midi avec le précieux colis !
On prend alors aussitôt la route pour s’arrêter en fin d’après midi à Rivas où l’on trouve un petit mécano qui changera les 4 jeux de plaquettes de freins et les disques en 1h30 chrono : mieux que chez speedy !

Vous pouvez également voir qu'ici la mécanique s'apprend dès 12 ans.
Dernier arrêt avant de passer au Costa Rica sur la plage de San Juan del Sur.
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Les lorthimoines en vadrouille...



































































































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