Les lorthimoines en vadrouille...
Nous passons la frontière le 2 Janvier. Le Belize sera pour nous une simple formalité. Nous le traversons en deux jours avec une halte à ‘Belice City’ (ce n’est pas la capitale mais Belmopan), le long de la côte. Nous y rencontrons un couple Espagnol qui remonte d’Amérique du sud. C’est l’occasion pour nous d’échanger des informations et notre atlas des USA pour les cartes d’Amérique centrale.
L’architecture du Belize est complètement différente : place aux maisons en bois sur pilotis. Vu l’humidité des sols très marécageux ça s’impose ! Il paraît que c’est la période sèche, qu’est ce que ça doit être en période pluviale !!!
La population est composée en grande partie de personnes d’origine africaine, antillaise alors qu’il n’y en avait presque pas au Mexique…et en plus ils parlent anglais !
Petite particularité : les cimetières ne sont pas clôturés et les routes passent au travers : vous avez donc des ilots centraux avec des tombes…
Après un passage de frontières sans difficulté particulière, nous attaquons dès le lendemain par le magnifique site Maya de Tikal. Sa
particularité est d’avoir été construite sur une colline en plein milieu de la jungle. Les pyramides emergent donc au dessus de la canopée.

Le cadre est féérique. On passe d’édifices en édifices par des chemins dans la jungle!

Il date principalement de -200 Av JC à +900 Après JC.
Ca grimpe un peu....mais la vue du haut est magnifique!


Ce site est le royaume des animaux et des oiseaux en tout genre !
Le Pizotze & les singes:


Le Dindon Ocellé (mi-Paon / mi-Dindon):

On n’a pas tout a fait l’habitude de voir les mêmes…
des panneaux nous le rappel à l’entrée du parc !

Bien que certaines pyramides soient imposantes et en très bon état c’est moins spectaculaire que Chichen Itza ou Uxmal au Mexique. Il n’y a presque
plus de bas relief ou linteaux. Mais on ne va quand même pas se plaindre…

L'arbre sacré des Mayas : le Ceiboa

Nous faisons un passage éclair à Flores, petit village perché sur un îlot au milieu du lac de ‘Peten Itza’. Le temps n’est pas au beau fixe, la vue
sur le lac est tristounette…


Direction ‘Rio Dulce’ plus au sud. Le temps est couvert depuis quelques jours. On profite d’une éclaircie pour faire la remontée du rio en bateau jusqu'à Livingston à son embouchure dans le Golf
du Honduras.

Nous sommes accompagnés par un couple de Suisse que nous avions croisé à Chetumal avant le passage au Belize.


Cette petite croisière est très agréable et nous permet d’approcher de près la mangrove. Au passage nous croisons un tas d’animaux nouveaux.
L’ile aux oiseaux,
Des iguanes orange très impressionnants,

Des oiseaux qui marchent sur l’eau, plus exactement sur les nénuphars…

Beaucoup d’étrangers sont venus s’y installer avec leurs voiliers pour passer des jours tranquilles.




Des enfants nous acostent sur la rive pour nous montrer leurs crabes et leurs tortues:



Le soir en jouant au basket et au foot avec les enfants du quartier nous rencontrons Edgar, un jeune de 21 ans très sympathique qui vient de passer 2 ans en France dans une famille d’accueil avec
qui il a restauré une ferme en Bretagne. Nous le saluons et espérons le revoir un jour en France, qui sait…

Nous traversons alors une grande partie du Guatemala d’Est en Ouest pour atterrir près de Coban. Quand on dit grande partie ça représente que 350kms, le pays n’est pas très grand (cinq fois moins
que la France).
Nous sommes obligés de contourner par le sud car la route du nord est impraticable en camping car, surtout sous la pluie. Ici ou la route est en très bonne état ou c’est une piste impraticable : il n’y a pas de demi-mesure.
Nous faisons une halte dans la réserve ‘Biotopo de Quetzal’ dans l’espoir d’apercevoir un Quetzal : oiseau sacré des Mayas qui est
également l’emblème du pays. Il est sur les billets de banque, sur le drapeau, etc…
Nous seront récompensés dès le premier jour et aurons la chance d’admirer un spécimen de cet oiseau sacré à la queue très spécifique et remarquable. Il n’est pas très grand (15 cm pour le corps
mais 70 avec la queue).

Les photos ne sont pas superbes mais perché à dix mètres de haut dans la végétation luxuriante du parc on fait ce qu’on peut. L’instant est rare !
C’est l’occasion pour nous de renouer avec les promenades. Au beau milieu de la jungle : humidité et verdure sont au
rendez-vous.


Etape suivant les ‘grottes de Candelaria’ plus au nord. Ca nous permet d’être un peu au sec car dehors il pleut sans discontinuer depuis la veille…
Ce site est remarquable par la taille plus que par la qualité de ses concrétions. Certains plafonds sont perchés à plus de 70 mètres!


Il est traversé par une rivière souterraine qui inonde les salles pendant la saison des pluies. De grandes ouvertures naturelles permettent d’avoir un éclairage sur une bonne partie de la
visite.

A bon entendeur salut, la rivière souterraine n’a pas encore été explorée… Nico on t’attend !
Ce sera cette fois-ci en compagnie d’une autre famille française de la région Parisienne qui vadrouille sur les Amériques et que nous avons rencontré la veille en faisant les courses : comme quoi le monde est petit…ou les Français sont vadrouilleurs ?

Nous serons certainement amenés à nous recroiser plus tard car nous faisons à peu près le même parcourt.
Année qui a l'air de plutot bien commencé.
Le crash de l'ordi nous avait pas permis de vous suivre depuis mi/fin décembre. Nous revoila donc derrière l'ecran qui reçoit une énième couche de bave dès qu'on se branche sur votre site.
Bonne route au sud.