Les lorthimoines en vadrouille...
Après une longue descente en traversant des paysages arides et bordés de chaînes de montagnes, nous arrivons sur les hauts plateaux du nord de
Mexico.
Premier arrêt Zacatecas. Elle possède un riche passé colonial espagnol comme toutes les villes que nous visiterons par la suite. C’est dans cette région que les Espagnols découvrirent de l’argent et d’autres métaux précieux. Ils amassèrent des fortunes considérables qui leur permirent de
construire ces cités magnifiques.
Nous prenons position en face de la cathédrale, dans la rue principale. Les centres historiques sont
relativement petits ce qui nous permet de prendre notre temps pour les découvrir.
Les vieux quartiers et leurs ruelles sont plein de charme. Les anciens édifices coloniaux en grés rouge y sont flamboyants. Cette ville possède un
téléphérique ‘Suisse’, réglé comme une horloge, qui permet d’avoir une vue panoramique sur ses 17 églises depuis ‘Serro de la bufa’…
En flânant dans ses ruelles, on peut y trouver de ci de là un tas de petits commerces à l’ancienne : couturier, tourneur sur métal, cordonnier, électricien, etc… où tout se répare encore
pour presque rien.
Notre position centrale était très stratégique. Ce que nous n’avions pas repéré, c’est qu’ils étaient en train de monter un podium et des gradins pour le lendemain soir. Résultat : mise en
place et essais de la sono jusqu'à minuit ! Pour ce qui était des watts, Bercy aurait pu en rougir : le camping car sursautait sur place…
Cette ville a en partie construit son empire grâce à ses mines d’or et d’argent. La mine d’ Elen, qui n’est plus en activité, se visite encore. Cela permet de mieux comprendre dans quelles
conditions les indigènes ont été exploités tels des esclaves par les colons Espagnols…
C’est aussi pour nous l’occasion de rencontrer Yannick, un motard canadien fort sympathique. Il réalise un périple de 6 mois et tente de rallier Ushuaia. Je dis tente car il rencontre actuellement une mauvaise passe et cumule quelques problèmes mécaniques mais on peut espérer que ça s’arrange rapidement. Nous passons la fin
d’après-midi et la soirée ensemble à commenter nos péripéties.
Nous nous arrêtons une petite heure sur la place de la cathédrale pour écouter ensemble le concert d’opérette
qui y est donné : quitte à avoir mal dormi la nuit dernière autant que ce ne soit pas pour rien ! Le spectacle y est de qualité.
Nous prenons le temps de visiter le musée du masque. Ce n’est pas très grand et un peu décevant mais…
Sylvie, arrête le polystyrène et les vieilles chaussures : attaque toi plutôt au crâne de ton pire ennemi ! On te laisse choisir…
San Miguel de Allende, 150 kilomètres plus au Sud, sera notre prochaine escale.
En route, nous nous arrêtons à Dolores Hidalgo. Haut lieu
historique mexicain puisque c’est d’ici que le prêtre Dolores Hidalgo sonna les cloches lançant le début de la révolution le 16 Septembre 1810. Le bicentenaire sera donc célébré l’an prochain.
Résultat toute la région est en travaux. Routes, ravalement de façades, peinture : tout y passe…
Vive les Tortillas...fraiches
Le centre historique de San Miguel de Allende est constitué d’une multitude de places et de petites ruelles pavées au charme d’en temps. Il y fait bon flâner et s’y reposer.
Il est très paradoxale et sympathique à la fois de trouver en plein centre ville les petites boutiques à l’ancienne et en périphérie les supermarchés contemporains. Tout ce petit monde semble
cohabiter mais pour combien de temps encore???
La ville possède, en sa périphérie, un jardin botanique consacré aux cactus de la région. On s’y fait déposer en taxi en fin d’après midi. Il est agréable de s’y promener au coucher du soleil. Le
problème c’est qu’à la sortie, il n’y a plus personne pour nous ramener ! On rentre donc part nos propres moyens en coupant au plus court…
Guanajuato sera la dernière ville coloniale de ce parcours et la plus fréquentée. Elle se situe quelques dizaines de kilomètres plus à
l’Ouest. Cette ville est nichée, à flanc de coteaux, dans un méandre montagneux. Pour fluidifier la circulation, des tunnels ont été aménagés sous les différents quartiers : des voies de
circulation disparaissent et réapparaissent un peu plus loin !
Ses maisons colorées et ses beaux édifices lui procurent beaucoup de charme et la rendent très attachante. Un funiculaire accède au point de vue panoramique ‘El pipila’, le héros de la ville, et
cela nous permet de mieux comprendre comment elle est implantée.
C’est également pour nous l’occasion d’assister à une course de descente VTT à travers les ruelles et les escaliers de la vieille ville : très impressionnant et un peu marteau tous ces
bikers !
Une des curiosités de la ville est son musée de la momie… La nature spécifique de la roche combinée au temps sec de la région momifie naturellement les corps en 4 à 6 ans… Faute de place dans le
cimetière, les corps ont commencé à être exhumés à la fin du XIX siècle et c’est la que le phénomène a été découvert par hasard !
C’est un peu morbide et ils exploitent bien le filon mais c’est scientifiquement intéressant : vêtements, squelettes, organes, cheveux, poils et peaux sont très souvent restés en l’état. Le sourire en plus…
Ils nous racontent patiemment et très méticuleusement la vie et la mort des différentes personnes exposées : médecin français, personne poignardée, femme enterrée vivante et morte dans d’affreux cauchemars, femme enceinte, enfants, nouveaux nés…tout y passe !
ATTENTION : Les images qui suivent peuvent
heurter les âmes sensibles
et les enfants…
Il est maintenant temps pour nous de prendre la direction du Pacifique afin de nous remettre de nos émotions et de passer quelques jours les doigts de pieds en éventail sous les
cocotiers.
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