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Un an pour traversser les amériques du Canada (Quebec) en Argentine...en famille

Sur la route les paysages changent à fur et à mesure que l’on s’approche de l’océan Pacifique. Les paysages semi désertiques du nord font place à une végétation plus dense et à des terres plus
fertiles. Le relief est escarpé et les routes sinueuses.

Cela nous oblige à une halte improvisée à Mascota. Village simple sans grande richesse touristique. C’est l’occasion pour nous de rencontrer les
pompiers qui nous permettent de camper devant chez eux. Ils n’ont pas beaucoup de moyens mais leur gentillesse est sans égal. On parvient temps bien que mal à échanger avec eux. Comme tous les
dimanches soirs, la fête bat son plein sur la place centrale en cette fin d’après midi ensoleillée. On gardera un bon souvenir de ce bref passage.

Au bout de deux heures et 100 kilomètres de routes tortueuses mais magnifiques nous arrivons enfin à Puerto Vallarta, porte d’entrée du
pacifique. La ville est très touristique, trop touristique à notre goût mais un spot de plongée à ne pas manquer…
Ca fait peut être un peu cliché mais ici ça ressemble vraiment à l’idée qu’on se fait du
pacifique…Il y fait très chaud de jour comme de nuit. Les cocotiers, les plages de sables blancs et la mer cristalline. Sans oublier les moustiques qui adorent Laurence !

Quel contraste avec les villes des hauts plateaux !
On se pose dans un camping parmi les cocotiers. Nous ne sommes que trois en cette basse
saison! Nous échangeons autour d’une bière avec un couple de Canadien venu passé les mois d’hiver au soleil avec leurs deux chiens.

Nous avons l’occasion d’assister à la récolte des noix de coco. Nos différentes tentatives d’ascension d’un cocotier ne sont pas très glorieuses. Ca semble simple quand on le regarde faire. Mais
c’est autre chose quand on prend sa place! Echec et mat.



Nous passons une journée en mer pour plonger ou faire du snorkeling (palme, masque, tuba). Les sites sont à la hauteur de la réputation. C’est l’occasion pour tout le monde de découvrir des bancs
de poissons multicolores, des raies et des tortues dans une mer chaude et claire.


On vous laisse imaginer, on n’a pas emmené l’appareil photo sous la mer !
C’est aussi l’occasion d’approcher les Pélicans que nous croisons depuis San Francisco. Ces
oiseaux, un peu patauds sur terre, sont très photogéniques en vol et redoutables dans l’art de la pêche au plonger.


On longe la côte vers le sud à la recherche d’endroits plus tranquilles. La route y est très sinueuse et comme à l’habitude parsemée de topes.
Le ‘topes’ est une excroissance bitumineuse très répandue au Mexique. Elle se présente sous la forme d’une bosse plus ou moins proéminente (souvent plus que moins) posée au travers de la route (pour les habitants d’Albens, c’est le seul point commun qu’on a trouvé). Ces petites bêtes sont sournoises, elles sont souvent tapies dans l’ombre d’un arbre sans signalisation spécifique et très capricieuses. Vouloir les ignorer courrait immédiatement à votre perte !
Ces côtes, bien que magnifiques sont touristiquement peu exploitées. La route serpente toujours quelques centaines de mètres en retrait de la côte parmi une végétation dense et luxuriante. Les points de vue sur le littoral y sont rares : dommage on ne s’en lasse pas.
C’est ici le royaume des cocotiers, des bananiers, des manguiers et des palmiers dont les fruits émoustillent nos papilles.
Nous passons rapidement à San Patricio de Melaque pour jeter notre dévolue sur Tenacatita et ses plages de rêve. Ici le littoral est resté sauvage et les plages désertes en cette saison. On croise bien un ou deux Canadien en mal de soleil pour l’hiver mais ça reste tout à fait raisonnable…
On gare le camping car sur la plage ou plus précisément on ensable le camping car sur la plage mais
le résultat est le même : on est face à la mer dans une petite crique idyllique. Programme de la journée : snorkeling, plage, bateau, snorkeling, plage, bateau, etc…


Les quelques jours passés ici à ne rien faire et à profiter de la mer nous font un grand bien et sont merveilleux. Les fonds marins peu profonds et riches en faune et en flore multicolores
ravissent tout le monde. On a l’impression d’évoluer dans un aquarium géant, il y a une variété de poissons impressionnante. Ils sont tous aussi beau les uns que les autres. Les fonds coralliens
et la végétation importante participe à la beauté des lieux.


En un mot : un vrai petit paradis.


Nous partageons également les lieux avec quelques charognards locaux dont on ne connaît pas le nom exact!

Nous poursuivons quelques jours plus tard notre descente vers El faro. Petit havre de paix en cette avant saison hivernale. La plage de sable blanc
est superbe. Nous postons le camping car, face à la mer, devant un petit hôtel/restaurant/palapas. Le poisson y est aussi agréable dans l’assiette que sous la mer… Les fonds y sont moins
paradisiaques et la mer plus démontées mais on ne va pas se plaindre !



En passant on s’arrête à Manzanilla où les crocodiles grouillent dans la mangrove qui jouxte la plage… Ces petites bêtes de plusieurs mètres de long
semblent paisibles au soleil mais il ne faut pas s’y fier !


La proximité de la plage est surprenante. Nous ne vous conseillons pas la balade romantique au clair de lune le long de la mer, on ne sait jamais!
La plage de Matuela sera notre prochaine et dernière
escale sur cette partie de la côte pacifique. Cette plage est l’un des lieux les plus fréquentés par les tortues de mer pour leur reproduction. Chaque nuit, dès le coucher du soleil, elles sont
plusieurs dizaines à venir pondre une centaine d’œufs chacune en haut de la plage. Les indigènes, bien que friands de leurs œufs tentent de protéger ces espèces en voie de disparition. Ils
ramassent chaque nuit une partie des œufs pondus et les regroupent dans une pouponnière sous la surveillance de la base militaire voisine.


Nous passons une partie de la nuit à les observer gravissant et remontant la plage au terme d’effort surhumain pour enfin creuser et pondre leurs œufs. Ce spectacle rare est très émouvant. Nous
avons la chance de participer à la récupération des œufs de l’une d’entre elle. Cette nuit là, les rêves ont été merveilleux et plein de petites tortues.




Chaque nid a son numero...
Le lendemain matin, on peut voir un peu partout sur le littoral les traces laissées par leurs dures et périlleuses ascensions.

Nous quittons momentanément la côte Pacifique pour repartir dans l’intérieur des terres ou nous attendent plein d’autres aventures et retrouver des températures plus clémentes mais adieu fruits
de mer et poissons grillés.
Publié le 28/11/2009 à 18h49 dans 4 - MEXIQUE